
Investiture de barack Obama (Illustration de Luba - http://congoblog.net)
En une semaine, à coup d’annonces et de mesures, le nouveau locataire de la maison blanche a commencé à défaire les huit années de présidence de George W. Bush. Au lendemain de sont investiture, Barack Obama a annoncé la fermeture de Guantanamo et banni le recours aux méthodes controversées d’interrogatoire de la CIA. Devant ses conseillers économiques, il s’est engagé à des décisions radicales pour lutter contre la récession. Aux hauts responsables militaires, il a réclamé d’organiser un départ raisonnable d’Irak. Selon le Washington Post, « aucun président avant lui n’a adopté autant de mesures de politique générale au cours de sa première semaine à la présidence ».
Au delà de ce changement de ton et de style, on peut s’interroger sur l’étendue de cette rupture avec l’administration précédente. Le lendemain de l’annonce de la fermeture de Guantanamo, un missile américain était tiré sur une cible au Pakistan, causant la mort de 18 personnes. « La terminologie de la guerre contre le terrorisme peut disparaître, mais la guerre contre Al-Qaïda ne disparaîtra pas », explique alors Bruce Riedel, ancien agent de la CIA et conseiller de Barack Obama pendant la transition et la campagne présidentielle. « C’est une erreur de conclure que l’administration Obama ne va pas s’en prendre à Al-Qaïda avec des intentions au moins aussi sérieuses que celles de George W. Bush », poursuit-il.
Le plan de relance
Lors de sa première allocution hebdomadaire à la radio, Barack Obama a évoqué son vaste plan de relance économique de 825 milliards de dollars, qu’il voudrait faire adopter le plus rapidement possible. Chaque jour de cette première semaine à la tête des Etats-Unis, le nouveau président a consacré une partie de son temps à mettre en œuvre ce plan, et à convaincre les indécis. « Si nous agissons en tant que citoyens, et non en tant que partisans, et tentons de rebâtir l’Amérique, alors j’ai confiance que nous sortirons de cette période éprouvante plus forts et plus prospères que nous ne l’étions avant », a-t-il assuré.
Proche Orient et Afghanistan
Deux nouveaux venus ont rejoint l’administration de Barack Obama, deux négociateurs chevronnés qui joueront les émissaires dans deux zones jugées prioritaires par le nouveau président : George Mitchell au Proche-Orient, et Richard Holbrooke en Afghanistan. Trois jours plus tard, l’administration Obama annonçait le départ imminent de l’envoyé spécial pour la paix, George Mitchell, pour une tournée au Proche-Orient – en Israël, dans les Territoires palestiniens, en Egypte, en Jordanie et en Arabie Saoudite.
Dans une interview donnée à la chaîne de télévision Al Arabiya, Barack Obama a dit qu’il dépêchait son émissaire sur place avec pour consigne de « commencer par écouter, parce que trop souvent, les Etats-Unis commencent par dicter les choses ». Le président américain a également déclaré que selon lui, le temps était venu pour les Israéliens et les Palestiniens de revenir à la table des négociations. Il a promis de tendre la « main de l’amitié » au monde musulman.
Environnement
Là où son prédécesseur avait rejeté les accords de Kyoto, le nouveau président américain assure que « les Etats-Unis sont prêts à reprendre les commandes » sur ce dossier. Il a nommé Todd Stern « négociateur en chef » de son administration sur le réchauffement climatique. Todd Stern avait négocié le protocole de Kyoto au nom du président Bill Clinton. Barack Obama a également demandé à l’Agence de protection de l’environnement de permettre à la Californie d’adopter ses propres règles en matière de limitation des rejets de gaz à effets de serre. Depuis plusieurs années, Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Californie veut imposer dans son Etat des règles plus sévères que celles en vigueur au niveau national. Chose que George W. Bush a toujours refusé.














